hyperclean

Selon http://www.fluctuat.net...

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Une réputation conquise sur scène a permis cette resortie inattendue du premier album d’Hyperclean, groupe au charisme de plus en plus évident. Taillés pour le live, ces chansons remplies d’humour pas lourd et qui transpirent le désir et l’(hyper)sexualité, trouvent leur place sur disque, en diversifiant leurs sonorités.

Emmené par son chanteur/compositeur au charisme burlesque, Hyperclean s’est fait connaître via ses concerts spectaculaires, à la fois drôles, puissants et rock. Des Yé Yé à Yes en passant par l’incontournable Serge Gainsbourg, Hyperclean se nourrit de sources pour le moins variées, et assume cet univers touche à tout, guidé par une énergie toute libidinale. Une énergie à laquelle la scène donne tout son potentiel, et qui se retrouve plutôt bien rendue sur ce premier album, qui offre aussi aux mélodies les plus douces un écrin saillant.

Dans la catégorie "rock français", Hyperclean se distingue d’abord par ses textes qui se déploient dans un registre réalistico-suréaliste, sorte d’anti Delerm, hyper sexué et decomplexé. Frédéric Jean crée avec une délectation évidente des univers troubles, encrés dans une réalité matérielle et physique (où l’on trouve, comme dans une malle : un potentiomètre, des produits manufacturés, des mini-jupes et des judokas...), mais pour mieux la pervertir par des visées nettement moins consensuelles. La chaleur d’une bossa cache ainsi des ressentiments pas tout frais : "Tu vas la fermer ta gueule, depuis 20 ans que j’attends ça", dans "La Ferme", encore que la douceur de "Halo" révèle bientôt : "Assis au bord des côtes bretonnes,lorsque le soleil sera trempé, tu me parleras de tes autres hommes, je t ’avouerai que j’étais pédé." et le titre éponyme qui annonce d’emblée : "C’était hyperclean que tu sois là, que tu caresses mon sexe avec le chat qui dort à côté, là sur le sofa, avec le ronronnement de la machine à café".

C’est sans doute lorsqu’il s’énerve que le groupe prend toute son ampleur, lorsque ses petits contes fantastiques et pervers font exploser un romantisme (forcément) de façade dans "Hyperclean", les "Cigarettes" ou encore l’imparable déclaration de "O Ma Chérie" : "J’irai voir les putes, je le prendrai comme des cochonnes, jusqu’à ce qu’elles comprennent ces connes, qu’il n’y a que toi, Oh ma chérie, ma reine, mon ange, ma joie."
Très encré dans les 60’s, Fender Rhodes et guitares saturées en roue libre, morceaux à ralonge, le son d’Hyperclean trouve ici une belle richesse, et un juste équilibre avec quelques sonorités plus contemporaines. Si l’écriture des morceaux reste toujours assez classique et maîtrisée, l’ablum laisse apparaître une plus grande variété de styles. Entre deux décharges d’adrénaline, on trouve ainsi de belles respirations : une version bossa nova de La Ferme, la fraîcheur délicate de Halo, le minimalisme de Lapin ou encore l’inusable balade éponyme, autant de perles qui ne semblent pas prêtes à s’épuiser.

Sans tomber dans le travers des jeunes groupes qui à force de se nourrir des 60’s se transforment en clônes inoffensifs, Hyperclean est un groupe littéralement mordant, qui se plaît à destabiliser, à secouer ses auditeurs, avec toujours une capacité à surprendre, comme au détour d’un morceau, "Je danserai avec toi", commencé en slow et qui vire brutalement au rock progressif. S’il est encore en gestation, le petit théâtre cruel d’Hyperclean est assez troublant et inspiré pour laisser présager de beaux lendemains. En attendant, les voir en concert reste une nécessité.
Laurence Reymond

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Selon http://www.infratunes.com...

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Nouvelle signature du précieux label Microbe, Hyperclean est de ces groupes estimables qui se sont forgés une réputation sur scène – leurs concerts sont extraordinaires – avant de fixer leurs chansons sur disque. Enregistré dans les studios du label sous la direction de Mr Neveux, Hyperclean est le premier album des Français, tout en douceur et en force.

L’un des traits caractéristiques d'Hyperclean est la richesse et la variété de son univers musical, richesse et variété qui s’expriment aussi à travers la diversité des projets parallèles dans lesquels les membres du groupe sont engagés. Ainsi se mêlent de nombreuses références, de la chanson française (Prison) au rock (Pistolet,O ma chérie) en passant par la bossa-nova (Fermer ta gueule) et le folk (Lapin) entre autres. Il reste une constante : une fascination pour les sixties et les seventies, pour leurs chœurs discrets, leurs claviers vintage et leurs mélodies simples et entêtantes. Il n’y a donc rien d’étonnant à trouver sur Hyperclean un titre (Les Cygnes) qui aurait possédé toutes les qualités requises pour figurer sur The Virgin Suicides de Air s’il n’y avait ce déchaînement final de guitare électrique, à la manière de Jimmy Page ou de Ritchie Blackmore.

Hyperclean est à n’en pas douter le plus beau morceau de l’album. Réminiscence mélancolique de voluptueux moments de bonheur, le titre charme par ses tendres arpèges de guitare acoustique mais aussi et surtout par la voix alanguie et les textes sybarites de Frédéric Jean. Oscillant entre la provocation et la poésie, l’écriture du toulousain est empreinte de fantaisie et de dérision. Les plus acerbes lui reprocheront néanmoins cette tendance à céder à la facilité de l’absurdité et du surréalisme.

Sans être la plus enivrante des sorties de Microbe, Hyperclean est un premier album sans prétention, transposition réussie sur disque d’un univers riche et décalé qui en a séduit plus d’un sur scène.
Chroniqué par Baptiste

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Selon http://www.letemps.ch...

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Hyperclean cultive un imaginaire plutôt surréaliste, où l'humour salace et les jeux de langue érotiques ont aussi leur place. Quintet toulousain baignant dans des eaux roses pop ou pourpres (bossa nova, soul), Hyperclean est peut-être le maillon manquant entre Gainsbourg et Katerine, Dutronc et Burgalat. Ce premier album contient en tous cas de sublimes harmonies sixties et varie habilement la langueur et longueur de ces chansons où se croisent un papy ressuscitant, Mickey, des cygnes, des putes mais aussi de vraies histoires d'amour.

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Selon http://www.avoir-alire.com...

Et ça commence fort : première tirade issue de Hyperclean, la chanson d’ouverture : "C’était hyper clean que tu sois là, que tu caresses mon sexe avec le chat qui dort à côté..." C’est signé Frédéric Jean, et oui, il en a encore beaucoup des comme ça. Ses textes, qui, dans l’esprit, rejoignent un peu ceux d’un Didier Super, forment incontestablement la base du disque. Autre exemple, Pistolet : "Mon père viendrait vous foutre sur la gueule, il vous mettrait au travail ça rigolerait pas, Papi sortirait de son cercueil, vous tirer l’oreille vous mettre au pas". Et encore Prison, sur un rythme digne du grand Brel : "Vous viendrez me voir en prison, vous m’apporterez des oranges, des Ines de la Fressange, et des singes de Tarascon". Inspirés, souvent drôles, parfois un peu tirés par les cheveux, les textes de Frédéric Jean ont le mérite de soulever une musique pas forcément très originale, mais décomplexée et assez intemporelle, pour peu que l’on veuille bien se situer dans la seconde moitié du XXe siècle. Ainsi croise-t-on sur Hyperclean les chansonniers (un peu), les yé-yé (beaucoup), la pop et le rock à la française de la fin des années 70 (passionnément) et la vague actuelle (retenue, incontinences et poses) pas du tout.

Ce disque est un hommage aux grands effrontés de chez nous, et l’on se prend à reconnaître au fil des titres les figures tutélaires des frères Jacques (Dutronc, Brel - qui n’était pas le dernier à la gaudriole - et Higelin), le beau Serge évidemment, mais également Starshooter ou Daniel Darc. Toutes ces influences sont mixées, digérées et servent à merveille l’esprit frondeur du groupe, qui n’a pas son pareil pour construire de petites atmosphères cosy, très sixties, autour de chansons pop qui disent les choses. Et qui donnent vie à des personnages saugrenus, à des animaux ou aux Cigarettes, dans un morceau central du disque : "Les cigarettes s’arrêtent dans les cafés, elles piquent du pif en secret au bord des becs, avec des tronches de Perec à priser". C’est pas hyper-bien, ça ? Peut-être pas clean-clean, mais hyper-bien.
Frankie Clanché

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Selon http://www.eraser-head.com...

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Opulence et légèreté au programme du premier album des cinq toulousains montés un jour à Paris pour rendre visite aux studios de Microbe Records. S’articulant autour de son chanteur, Frédéric Jean, Hyperclean fait partie de ces groupes qui, sous les apparats de l’autodérision et du non-sens (dégagés dans leurs textes), soignent bien plus qu’ils ne voudraient le faire croire leurs productions. Comme ils sont bien plus sérieux qu’ils n’y paraissent, ils peuvent se payer le luxe de se moquer des sixties en revisitant les années yéyés, pop, bossa et rock, tout en restant cohérents et drôlement sobres.

Hyperclean, c’est donc un groupe français qui fait de la musique rétro, parfois énergique (Pistolet, Ô ma chérie et la bonne ligne de basse pop de Julien Gasc), parfois lascive (ballade érotico-culinaire sur Hyperclean, slow kitsch de rigueur sur Je danserai avec toi dont l’intro fait très « générique de série B », rumba bossa sur Fermer ta gueule, et on en passe), et qui écrit des textes plutôt drôles. On prendra pour exemple une chanson comme Les cigarettes qui raconte l’histoire d’un paquet de clopes plutôt esseulé et de sa tristesse (infinie) de ne pas recevoir la médaille du combat. Cette façon d’écrire pourrait faire penser à La chanson de la main de Noir Désir - à l’époque - ou à certaines productions de Dionysos dont l’écriture a du nécessiter davantage de têtes de skunk que de plans de tabac. On pense évidemment à l’univers de Katerine, ou même de Brigitte Fontaine dont ils ont eu l’occasion d’assurer la première partie, avec d’autres tels qu’Higelin, Magyd Cherfi (ou les avantages d’être toulousain), et le parisien JP Nataf.

De plus, les membres du groupe mènent ou ont mené d’autres projets solos et/ou collaboratifs. La liste n’est pas exhaustive, on retrouve Julien Gasc chez Momotte, Frédéric Jean et Benjamin Glibert chez Ueh, puis le projet solo de Julien Barbagallo, Lecube. Chacun officiant dans un domaine différent (jazz, rock, bossa, pop), l’entrecroisement des genres est donc de rigueur sur Hyperclean.

Pour résumer, Hyperclean c’est de la musique sérieuse sur des paroles pas sérieuses du tout. Ce brassage de textures musicales très variées amplifie l’effet de l’incongruité des textes. La production de l’album est donc impeccable, conduite sous la direction d’Eric Neveux de Microbe Records (Ben’s Symphonic Orchestra, ...), et l’écoute séduira encore après une dizaine d’écoutes. A voir en live également.

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Hyperclean c’est l’univers détraqué, rose et noir, tout droit sorti de l’esprit de Frédéric Jean, Toulousain, qui s’est mis à composer dès 1994. Après un passage par le théâtre et quelques concerts en solo, il fonde Hyperclean en 2001 avec son frère Ludovic Dulac (Fender Rhodes) et Julien Barbagallo (batterie). Julien Gasc  (basse) et Benjamin Glibert (guitare) viennent  par la suite grossir  les rangs et Hyperclean trouve alors sa formation définitive. Ainsi annonce la bio.

      En langage de chroniqueur, Hyperclean est un ODNI, un objet discographique non clairement définissable. Un vortex d’énergie et d’influences multiples, diverses, digérées puis personnalisées. Une forte inspiration sixties d’abord, quelque part entre easy listening et rock anglo-saxon finalement assez propre sur lui, comme pouvait l’être le Fab Four du début, relu en version 2005. Hyoperclean ne renie pas non plus ses racines françaises et, chantées en français, les textes de Frédéric Jean évoquent les yéyés ironiques mais beau gosses (Dutronc, Ferrer)  tandis que, sur les passages les plus down tempo son phrasé maraude du côté de saint Serge Gainsbourg , avec murmure rachitique et souffle de poumon étiolé. A forte consonance sixties donc, dont le spectre va de la pop sucrée au rock amplifié, Hyperclean assaisonne le tout d’arrangements ciselés (trompette en sourdine, glockenspiel, Rhodes) et même de quelques incursions vers des rythmes latins aux accents bossa.

      Album musicalement riche et travaillé au millimètre, l’écriture de Jean s’y veut hallucinée. Bien sûr on a envie de citer le second degré de Katerine , mais il nous semble qu’Hyperclean va beaucoup plus loin dans la démarche.  Plus loin dans le naturalisme : le sexe de la plage d’ouverture n’a rien de très poétique, mais passe comme une lettre à la poste. Plus loin dans la rupture provocatrice des carcans moraux : ici on parle de tuer les gens et on envoie chier sa tata qui pique dessous le menton. Plus loin dans l’ennui, la grandiloquence, le sarcasme, le détraqué, le rose, le glauque, le noir, l’effrayant.

      Le tout pour un album à la maturité étonnante, profondément ancré dans un quotidien narquois et surréaliste. Un groupe dont le buzz qui enfle évoque autant le caractère original et unique du style et de la pose musicale que des prestations scéniques, apparemment barrées et déjantées.
  Denis Verloes

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